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L’absentéisme maladie: un sujet de préoccupation majeur en France

Le coût moyen annuel de l’absentéisme au travail en France est estimé à 25 milliards d’euros, soit environ 3 500 euros annuels par salarié ou environ 7% de la masse salariale.

Aujourd’hui, la majorité des dirigeants, quel que soit le secteur d’activité, considèrent l’absentéisme comme un sujet de préoccupation majeur. En effet, 97% des personnes interrogées estiment que la réduction de l’absentéisme permettrait d’améliorer la performance de l’entreprise. Néanmoins, il faut distinguer les arrêts courts des arrêts longs afin de mettre en place des solutions ciblées : on estime que 70% des arrêts courts (environ 3 jours) sont liés aux maladies saisonnières telles que les rhumes, la grippe, les gastros, en bref la circulation de virus.

Globalement, on estime que cet absentéisme (en arrêts courts) est de 18,6 jours en moyenne par an et par salarié, ce qui représente une perte annuelle considérable : celle-ci peut se mesurer en coût directs et en coûts indirects.

Les coûts directs sont les plus faciles à calculer puisqu’ils sont quantifiables : lorsqu’un salarié est malade il faut prendre en compte la prise en charge du délai de carence, le maintien du salaire pendant l’absence, la prise en charge des frais médicaux. Mais les pertes de l’entreprise ne s’arrêtent pas là puisque les coûts indirects ou bien « coûts cachés » viennent gonfler le coût de l’absentéisme : la gestion de l’absence et la gestion de remplacement (par un intérimaire par exemple) de l’employé ; le salaire, la formation et l’intégration du remplaçant ; le contrat de prévoyance santé ; les coûts de perte de productivité par l’interruption de l’activité, la désorganisation et réorganisation et la baisse de qualité de la prestation ; les coûts sociaux comme la détérioration du climat social, la baisse de motivation des salariés présents, le risque d’accident du travail et de turnover ; et enfin les coûts d’image de l’entreprise due à une insatisfaction possible du client car il n’a pas affaire à son interlocuteur habituel.

Pour aller plus loin on pourrait également parler du coût de « présentéisme », qui se définie comme le comportement d’un travailleur qui se présente au travail malgré des problèmes de santé nécessitant de s’absenter afin de guérir. Cela est autant néfaste pour le salarié que pour l’entreprise, sans compter que celui-ci risque de contaminer ses collaborateurs si son infection est virale.

Quelles solutions les entreprises doivent-elles alors mettre en place afin de protéger ses salariés et réduire ce phénomène ? En ce qui concerne les arrêts courts, ce sont surtout des mesures d’hygiènes qui doivent être mis en place par les entreprises comme des purificateurs/stérilisateurs d’air au sein des locaux afin de limiter la charge virale dans l’air et donc la contamination, ainsi que le nettoyage régulier des locaux et les règles de bases comme l’utilisation de serviettes jetables dans les toilettes par exemple.

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